Atomic Trio

Extraits de l’album :

 COMMANDEZ VOTRE DISQUE !

Atomic-Trio-HD
« – Monsieur Armstrong, qu’est-ce que le swing ?
– Madame, si vous avez à le demander, vous ne le saurez jamais ! » (Louis Amstrong)

Littéralement le « swing » signifie le balancement. Ce swing qualifie en premier lieu un élément du jazz qui se rapporte à son interprétation.

Ce balancement si particulier, qui nous pousse irréversiblement à « dodeliner » de la tête lorsqu’on écoute du jazz consiste à interpréter la mélodie, la rendre sautillante, comme flottante au dessus du tempo.

Le « swing » désigne également la période du jazz des années 30 illustrée par les grands orchestres blancs (Benny Goodman, Glen Miller…) ou noirs (Count Basie, Duke Ellington, Cab Calloway…) que l’on appelle les « Big Band ».

William Basie, dit « Count Basie » (1904/1984) est un pianiste, organiste et chef d’orchestre de jazz. Son orchestre qui s’inscrit dans la tradition de Kansas City, ville berceau du middle-jazz orchestral, était surnommé « la machine à swing ».

Le Count Basie Orchestra aura été un tremplin majeur pour de nombreux musiciens de l’époque comme Lester Young, Buck Clayton, ou encore la chanteuse Billie Holiday. De l’impressionnante discographie de Count Basie se dégage un joyau musical mondialement connu : « The Complete Atomic Basie » enregistrée en octobre 1957. La première édition apparait sous le nom de « E=MC2 » et comporte 11 titres composés et arrangés par Neal Hefti. Les éditions suivantes contiendront 5 morceaux supplémentaires orchestrés par Jimmy Mundy.

Cet album est un incroyable moment de swing, flottant sur des prestations orchestrales d’une pureté cristalline. Il retenti  comme une véritable bombe dès sa sortie. Une explosion digne du Big Bang qui remue et bouleverse incontestablement les atomes du jazz classique et propulse le Count Basie Orchestra parmi les étoiles des géants du jazz.

C’est la raison qui m’amène à vous faire découvrir quelques chefs d’oeuvre de cet album dans une formule revisitée en trio : Piano, contrebasse et batterie. Rien de tel que le piano, instrument orchestral pour tenter de restituer les mélodies des différents pupitres de l’orchestre qui se compose à l’époque de 4 trompettes, 3 trombones et 5 saxophones.

Pour compléter ce hommage, je me devais également de vous faire découvrir quelques pièces tirées d’un autre chef d’oeuvre « Count Basie and the Kansas City 7 ». Cet enregistrement de mars 1962 nous présente Count Basie en formation réduite de sept musiciens, une sorte d’all-stars du big band. Les mélodies de cet album sont d’une rare légèreté et d’un swing à vous couper le souffle. Pour ma part l’exercice est périlleux, mais le challenge en vaut la chandelle.

Que le « swing » soit avec nous !

 

 

Lionel DANDINE / Piano

Pierre FENICHEL / Contrebasse

Thierry LAROSA / Batterie